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COMMUNIQUÉ # 2022_002 (POUR DIFFUSION IMMÉDIATE)

COUP D’ÉTAT MILITAIRE AU BURKINA FASO

LE FOSCAO, CONDAMNE LE COUP D’ÉTAT MILITAIRE, LANCE UN APPEL AU RETOUR DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE AVEC DES CIVILS 

 

ABUJA, LE 25 JANVIER 2022 : Le Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (FOSCAO), est préoccupé par le coup d’État militaire survenu le lundi 24 janvier 2022 au Burkina Faso, qui a conduit au renversement et à l’arrestation du Président élu Roch Marc Christian KABORE, à la suspension de la constitution ainsi qu’à la dissolution du gouvernement et du parlement du Burkina Faso. Fermement attaché à l’Etat de droit et à la démocratie, le FOSCAO :

  1. 1. Condamne fermement ce coup de force intervenu au Burkina Faso ;

  1. 2. Réaffirme sa préoccupation face à la répétition des coups d’Etats militaires dans la sous-région ouest africaine, situation symptomatique d’un malaise profond, résultant d’une crise de gouvernance et de corruption endémique dans les Etats et d’une politisation extrême des armées nationales qui devraient demeurer républicaines ;

  1. 3. Rappelle à cet effet les dispositions de l’article 1 (e) du Protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance qui dispose que «l’armée est apolitique et soumise à l’autorité politique régulièrement établie» ;

  1. 4. Lance par conséquent un appel au rétablissement de la Constitution et de l’état de droit au Burkina Faso, ainsi qu’à un retour rapide à une gouvernance civile dans le strict respect de la constitution et des lois applicables ;

  1. 5. Rappelle aux États membres de la CEDEAO la nécessité absolue de se conformer aux lois et règlements sur la démocratie et la bonne gouvernance. Les instruments pertinents tels que le «Protocole de la CEDEAO sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance» et la «Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance (ACDEG) » doivent être respectés sans compromission aucune.

  1. 6. Lance un vibrant appel à la CEDEAO et aux Chefs d’États à s’efforcer d’être mieux connectés aux citoyens, en prenant en compte leurs aspirations les plus profondes, et à les impliquer activement ainsi que la société civile dans les processus de prise de décision et de résolutions des différends. Une telle démarche garantira d’une part que les citoyens se sentent impliqués et considérés, ce qui réduirait les frustrations et révoltes et d’autre part, favorisera l’effectivité d’une CEDEAO DES PEUPLES et pas seulement celle des États, telle qu’exprimée dans sa VISION 2020.

  1. 7. En appelle également à la CEDEAO ainsi qu’à toutes les parties prenantes de cette crise à travailler ensemble pour assurer la paix au Burkina Faso en privilégiant les méthodes de résolution pacifique des différends que sont les bons offices, la médiation, la conciliation et la facilitation basée sur le dialogue, la négociation et l’arbitrage.

  1. 8. En appelle à la CEDEAO pour l’instauration d’une véritable culture démocratique et de bonne gouvernance au sein des États membres de la sous-région ouest africaine, de tirer des leçons de la situation politique, sécuritaire et sociale de la région afin de mieux accompagner les États membres concernés et éviter un effet domino dans d’autres États membres. Ceci est nécessaire pour soigner l’image de l’organisation auprès des peuples de l’Afrique de l’Ouest et pour rétablir la confiance entre les parties.

  1. 9. Invite la CEDEAO à s’impliquer en amont dans la situation des Etats en crise, à dénoncer et corriger avec la même énergie les cas de corruption, de mauvaise gouvernance, de violations de droits humains ainsi que d’atteinte aux constitutions qui ont cours dans la région et qui sont sources de souffrance et de frustration des populations.

  1. 10. Appelle la CEDEAO à un changement radical de paradigme dans la résolution des crises en restant réellement connectée avec la population.

  1. 11. Affirme son entière disponibilité à contribuer, aux côtés de la CEDEAO, du peuple du Burkina Faso et de toutes les parties prenantes, à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à la paix, au développement économique et à la cohésion sociale.

  1. 12. Demeure saisi de la situation du Burkina Faso et invite l’ensemble des organisations de la société civile à contribuer au retour de l’ordre constitutionnel, de la paix et de la cohésion sociale.

 

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À PROPOS DU FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (FOSCAO)

Avec plus de 1000 Organisations membres, le FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (FOSCAO) est le réseau faîtière de la société civile en Afrique de l'Ouest, couvrant 18 domaines thématiques, avec représentation dans les 15 pays de la CEDEAO. Le FOSCAO est le canal de dialogue institutionnalisé entre les organisations de la société civile et la CEDEAO. Le FOSCAO renforce les capacités, fait des plaidoyers, mobilise la société civile, s’engage dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques pour une Afrique prospère, stable et en paix. Pour les partenaires institutionnels, Le FOSCAO est un excellent canal, un guichet unique pour un engagement systématique entre les institutions et les organisations de la société civile, pour des résultats percutants. www.Wacsof-Foscao.Org 

PRESS RELEASE NUMBER # 2022_002 (FOR IMMEDIATE RELEASE)

 

THE MILITARY COUP IN BURKINA FASO

WACSOF CONDEMNS THE MILITARY COUP,

CALLS FOR A RETURN OF DEMOCRATIC GOVERNANCE WITH CIVILIANS

 

ABUJA, JANUARY 25TH 2022: The West African Civil Society Forum (WACSOF), is concerned about the military coup that occurred on Monday, January 24, 2022 in Burkina Faso, which led to the arrest of the President Roch Marc Christian KABORE as well as the dissolution of the government and parliament of the Republic of Burkina Faso. WACSOF strongly condemns the coup. Strongly attached to state of law and democracy, WACSOF:

  1. 1. Strongly condemns this coup de force in Burkina Faso;

  1. 2. Reaffirms its concern at the recurrence of military coups in the West African sub-region, a situation symptomatic of a deep malaise, resulting from a crisis of governance and endemic corruption in States and from politicization extreme national armies which should remain republican;

  1. 3. Recalls to this effect, the provisions of Article 1 (e) of the ECOWAS Protocol on Democracy and Good Governance which stipulates that "

  1. 4. Therefore, calls for the restoration of the Constitution and the rule of law in Burkina Faso, as well as a rapid return to civilian governance in strict compliance with the constitution and applicable laws;

  1. 5. Reminds ECOWAS Member States of the absolute need to comply with laws and regulations on democracy and good governance in which they are bound by Laws such as the “ECOWAS Protocol on Democracy and Good Governance” and the “African Charter on Democracy, Elections and Good Governance (ACDEG)” shall be respected without any compromise;

  1. 6. Strongly appeals to ECOWAS Commission and the Authority of Heads of State to strive to be better connected to citizens, taking into account their deepest aspirations, and to actively involve them and civil society in decision-making and in dispute resolution processes. Such approach will, on the one hand, ensure that citizens feel involved and considered, which would reduce frustrations and revolts; and on the other hand, will promote the effectiveness of an ECOWAS OF PEOPLES and not only that of States, as expressed in its VISION 2020

  1. 7. Also calls on ECOWAS as well as all the stakeholders of the crisis to work together to ensure peace in Burkina Faso by favouring the methods of peaceful resolution of disputes which are good offices, mediation, conciliation and facilitation based on dialogue, negotiation and arbitration;

  1. 8. Calls on ECOWAS to establish a genuine democratic culture and good governance within the Member States of the West African sub-region, to draw lessons from the political, security and social situation in the region in order to better support the Member States concerned and avoid a domino effect in other Member States. This is necessary to restore the image of the organization among the peoples of West Africa and to rebuild trust between the parties;

  1. 9. Invites ECOWAS to get involved upstream in the situation of States in crisis, to denounce and correct with the same energy the cases of corruption, bad governance, human rights violations as well as attacks on the constitutions which have going on in the region and which are sources of suffering and frustration for the populations.

  1. 10. Calls on ECOWAS for a radical paradigm shift in crisis resolution by remaining truly connected with the population;

  1. 11. Avails itself to contribute, alongside ECOWAS, the people of Burkina Faso and any stakeholder, to a rapid return to constitutional order, peace, economic development and social cohesion;

  1. 12. Remains seized of the situation in Burkina Faso and invites all civil society organizations to contribute to the return of constitutional order, peace and social cohesion.

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ABOUT THE WEST AFRICAN CIVIL SOCIETY FORUM (WACSOF)

With more than 1000 Member Organizations, the WEST AFRICAN CIVIL SOCIETY FORUM (WACSOF) is the umbrella network of the Civil Society in West Africa, covering 18 thematic areas, with representation in 15 countries of ECOWAS. WACSOF is the channel for institutionalized dialogue between civil society organizations and ECOWAS. WACSOF builds capacity, advocates, mobilizes civil society, engages in the formulation, implementation, monitoring and evaluation of policies for a prosperous, stable and peaceful Africa. WACSOF is an excellent channel, a one-stop-shop for systematic engagement between institutions and civil society organizations, for impactful results. www.Wacsof-Foscao.Org

COMMUNIQUÉ # 2022_001

LA CRISE POLITIQUE AU MALI

LE FOSCAO REGRETTE LE CARACTÈRE EXTRÊME DES SANCTIONS DE LA CEDEAO CONTRE LE MALI 

ET

EN APPELLE AU MAINTIEN DES CANAUX DE DIALOGUE ENTRE LA CEDEAO, LES AUTORITÉS DE LA TRANSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR DES SOLUTIONS APPAISÉES

ABUJA, LE 10 JANVIER 2022 : Le Forum de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest­ (FOSCAO), observe avec attention l’évolution de la crise politique malienne née des renversements militaires successifs de l’ancien Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta et du président par intérim Mr. Bah Ndaw. Ces renversements faisaient suite à une longue période de soulèvements sociaux, durant lesquels les populations accusaient les autorités de plusieurs maux dont la corruption et la mauvaise gouvernance. C’est aussi avec intérêt que le FOSCAO a appris les sanctions économiques et financières prises par les Chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’Union Monétaire Ouest- Africaine (UEMOA) à l’encontre du Mali lors de leurs sommets extraordinaires tenus à Accra, le 9 janvier 2022.

  1. 1. Tout en reconnaissant le droit de la CEDEAO de formuler des sanctions dans la crise malienne, selon les textes régissant l’organisation, Le FOSCAO regrette le caractère disproportionné des dites sanctions, dans une période de pandémie mondiale COVID19, de crises sécuritaires, économique et sociale. Le proverbe qui dit ‘’qu’on ne tire pas sur une ambulance’’ s’appliquerait bien dans les présentes circonstances.
  2. 2. Le FOSCAO continue de saluer la décision des Chefs d’États, lors de leur réunion du 16 Septembre 2021, de renforcer la démocratie en recommandant la révision du protocole de la CEDEAO sur la bonne gouvernance et la démocratie

 

APPEL À L’ACTION :

À L’ENDROIT DES AUTORITÉS DE TRANSITION AU MALI

  1. 3. Le FOSCAO invite les autorités de transition à proposer un délai de transition raisonnable et acceptable avec une meilleure explication du contenu de la transition, en tenant compte des aspirations profondes et des attentes du peuple malien
  1. 4. Le FOSCAO invite les autorités de transition à maintenir les canaux de discussions avec la CEDEAO, pour mieux expliquer leurs intentions et leur chronogramme de la transition pou en arriver à une solution apaisée
  1. 5. Le FOSCAO appelle à un travail collaboratif entre la CEDEAO, les autorités de la transition et la Société Civile pour un retour rapide à un ordre constitutionnel dans le strict respect de la constitution malienne ainsi que de toutes les lois applicables, conformément au Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance et à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance.

 

À L’ENDROIT DE LA CEDEAO

  1. 6. Le FOSCAO recommande qu’un accent soit mis sur l’accompagnement du peuple malien dans son processus de refondation en privilégiant la voie du dialogue pour la révision du calendrier proposé par les autorités maliennes en vue d’aboutir à une solution concertée, adaptée, inclusive et apaisée.
  1. 7. Le FOSCAO encourage la CEDEAO à revoir le caractère extrême et disproportionné des sanctions qui risquent d’accentuer la souffrance des populations déjà durement touchées par les crises sanitaires, sécuritaires et économiques qui secouent le pays Les sanctions, en l’état, ne feront que dégrader davantage la situation déjà précaire à tous égards des populations maliennes et accentuer le sentiment anti CEDEAO qui semble naitre au sein des peuples de l’Afrique de l’Ouest.
  1. 8. Le FOSCAO rappelle que la précarité économique est le terreau du terrorisme dans la région. Les sanctions actuelles ne feront qu’appauvrir davantage les populations maliennes, en général, et en particulier, les femmes et des jeunes. Appauvrir des populations dont les conditions de vie sont déjà déplorables ne fera que les jeter dans les bras des recruteurs terroristes et des recruteurs de la migration irrégulière.
  1. 9. Le FOSCAO rappelle aux États membres de la CEDEAO la nécessité absolue de se conformer aux lois et règlements sur la démocratie et la bonne gouvernance. Les cadres légaux tels que « Le Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance » et la « charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance (ACDEG) » doivent être respectés sans compromission aucune.
  1. 10. Le FOSCAO en appelle à la Commission de la CEDEAO et à la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernement pour l’instauration d’une véritable culture démocratique et de bonne gouvernance au sein des États membres de la région ouest africaine, afin de mettre un terme à la propension de manipulation des constitutions dans la recherche de plus de deux (2) mandats qui offre un terreau fertile aux coups d’état militaires dans la région.
  1. 11. Le FOSCAO en appelle également à la CEDEAO ainsi qu’à toutes les parties prenantes de la crise malienne à assurer la paix au Mali en privilégiant les méthodes de la résolution pacifique des différends que sont les bons offices, la médiation, la conciliation et la facilitation basée sur le dialogue, la négociation et l’arbitrage.
  1. 12. Le FOSCAO affirme son entière disponibilité à contribuer, aux côtés de la CEDEAO, du peuple du Mali et de toutes les parties prenantes, à un retour rapide à l’ordre constitutionnel, à la paix, au développement économique et à la cohésion sociale.
  1. 13. Le FOSCAO suggère de ce fait être mandaté, avec toute partie prenante complémentaire, par les chefs d’État afin de mener une mission de médiation, complétant le travail de la CEDEAO, démontrant la mise en pratique d’une vraie CEDEAO des peuples. Les conclusions de cette médiation serviront à aider les chefs d’états dans leurs prises de décision pour mieux accompagner le pays et la région ouest africaine.

 

À L’ENDROIT DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AFRICAINE

  1. 14. Le FOSCAO incite la Société civile Africaine à appuyer les frères et sœurs de la Société Civile malienne ainsi que le peuple malien et à être des acteurs de paix dans la crise qui secoue le Mali et la région ouest africaine, tout en encourageant les gouvernements respectifs de la région à une prise en compte sérieuse de la misère du peuple malien.

 

 

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À PROPOS DU FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (FOSCAO) 

Avec plus de 1000 Organisations membres, le FORUM DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE L’AFRIQUE DE L’OUEST (FOSCAO) est le réseau faîtière de la société civile en Afrique de l'Ouest, couvrant 18 domaines thématiques, avec représentation dans les 15 pays de la CEDEAO. Le FOSCAO est le canal de dialogue institutionnalisé entre les organisations de la société civile et la CEDEAO. Le FOSCAO renforce les capacités, fait des plaidoyers, mobilise la société civile, s’engage dans la formulation, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques pour une Afrique prospère, stable et en paix. Pour les partenaires institutionnels, Le FOSCAO est un excellent canal, un guichet unique pour un engagement systématique entre les institutions et les organisations de la société civile, pour des résultats percutants. www.Wacsof-Foscao.Org 

NEWS RELEASE NUMBER # 2022_001

THE POLITICAL CRISIS IN MALI

WACSOF REGRETS THE EXTREME AND DISPROPORTIONAL CHARACTER OF THE SANCTIONS OF ECOWAS AGAINST MALI

AND

CALLS FOR THE MAINTENANCE OF CHANNELS OF DIALOGUE WITH THE TRANSITIONNAL AUTHORITIES AND THE CIVIL SOCIETY FOR PEACEFUL SOLUTIONS

 

ABUJA, JANUARY 10TH 2022: The West African Civil Society Forum (WACSOF) is carefully observing the evolution of the Malian political crisis following the successive military overthrows of the former President of the Republic, Mr Ibrahim Boubacar Keïta and the Acting President Mr. Bah Ndaw. These reversals followed a long period of social uprisings, during which the populations accused the authorities of several evils including corruption and bad governance. It is also with interest that WACSOF took note of the economic and financial sanctions taken by the Heads of State of ECOWAS and the West African Monetary Union (UEMOA) against Mali during their extraordinary summits, held in Accra on 9 January 2022

  1. 1. While recognizing the right of ECOWAS to formulate sanctions in the Malian crisis, according to the texts governing the organization, WACSOF regrets the disproportionate nature of the said sanctions, in a period of global pandemic COVID19, security crisis, economic and social crisis. The proverb that says "you don't shoot an ambulance" would apply well in the present circumstances.
  2. 2. WACSOF continues to welcome the decision of the Heads of State, at their meeting of September 16, 2021, to strengthen democracy by recommending the revision of the ECOWAS protocol on good governance and democracy.

 

CALL TO ACTION:

TO THE AUTHORITIES OF THE TRANSITION

  1. 3. WACSOF invites the transitional authorities to propose a reasonable and acceptable transition Schedule with a better explanation of the content of the transition, taking into account the deep aspirations and expectations of the people of Mali
  1. 4. WACSOF invites the transitional authorities to maintain the channels of discussion with ECOWAS, to better explain their intentions and their timetable for the transition to arrive at a peaceful solution
  1. 5. WACSOF calls for collaborative work between ECOWAS, the transitional authorities and civil society for a rapid return to constitutional order in strict compliance with the Malian constitution and all applicable laws, in accordance with the Additional Protocol of ECOWAS on Democracy and Good Governance and the African Charter on Democracy, Elections and Good Governance (ACDEG).

 

TO ECOWAS

  1. 6. WACSOF recommends that emphasis be placed on supporting the people of Mali in their rebuilding process by favouring the path of dialogue for the revision of the timetable proposed by the Mali transitional authorities with an objective to arriving at a concerted, adapted, inclusive and peaceful solution.
  1. 7. WACSOF encourages ECOWAS to review the extreme and disproportionate nature of the sanctions which risk increasing the suffering of the Mali populations already hard hit by the health, security and economic crises that are shaking the country. The sanctions, as they stand, will not to further deteriorate the already precarious situation of the Malian populations in all respects and to accentuate the anti-ECOWAS feeling which seems to be emerging among the peoples of West Africa.
  1. 8. WACSOF recalls that economic insecurity is the breeding ground for terrorism in the region. The current sanctions will only further impoverish the Malian populations, in general, and in particular, women and young people. Impoverishing populations whose living conditions are already deplorable will only throw them into the arms of terrorist recruiters and irregular migration recruiters.
  1. 9. WACSOF reminds ECOWAS Member States of the absolute necessity to comply with laws and regulations on democracy and good governance. Legal frameworks such as “The ECOWAS Protocol on Democracy and Good Governance” and the “African Charter on Democracy, Elections and Good Governance (ACDEG)” must be respected without any compromise.
  1. 10. WACSOF calls on the ECOWAS Commission and the Conference of Heads of State and Government to establish a genuine culture of democracy and good governance within Member States of the West African region, in order to put an end to the propensity to manipulate constitutions in pursuit of more than two (2) terms which provides fertile ground for military coups in the region.
  1. 11. WACSOF also calls on ECOWAS and all the parties involved in the Malian crisis to ensure peace in Mali by favouring methods for the peaceful resolution of disputes, namely good offices, mediation, conciliation and facilitation based on dialogue, negotiation and arbitration.
  1. 12. WACSOF reminds its full readiness to contribute, alongside ECOWAS, the people of Mali and all stakeholders, to a rapid return to constitutional order, peace, economic development and social cohesion. .
  1. 13. WACSOF therefore suggests being mandated, with any complementary stakeholders, by the Heads of State to carry out a mediation mission, complementing the work of ECOWAS, demonstrating the implementation of a real ECOWAS of the peoples. The conclusions of this mediation will be used to help heads of state in their decision-making to better support the country and the West African region.

 

TO THE AFRICAN CIVIL SOCIETY

  1. 14. WACSOF encourages African civil society to support the brothers and sisters of Malian civil society as well as the Malian people and to be actors of peace in the crisis that is shaking Mali and the West African region, while encouraging governments respective members of the region to a serious consideration of the misery of the Malian people.

 

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ABOUT THE WEST AFRICA CIVIL SOCIETY FORUM (WACSOF)

With more than 1000 Member Organizations, the WEST AFRICAN CIVIL SOCIETY FORUM (WACSOF) is the umbrella network of the Civil Society in West Africa, covering 18 thematic areas, with representation in 15 countries of ECOWAS. WACSOF is the channel for institutionalized dialogue between civil society organizations and ECOWAS. WACSOF builds capacity, advocates, mobilizes civil society, engages in the formulation, implementation, monitoring and evaluation of policies for a prosperous, stable and peaceful Africa. WACSOF is an excellent channel, a one-stop-shop for systematic engagement between institutions and civil society organizations, for impactful results. www.Wacsof-Foscao.Org